C'est juste un blog, quelques pages internet que certains liront et d'autres pas. C'est un recueil d'impressions, un défouloir, le mien. Ce défouloir où j'ai envie, une rare envie de m'exprimer, de montrer une partie de l'iceberg que je suis.
Peut-être que tout ça intéresse quand même quelqu'un, qui sait, mais au fond, je me rend bien compte que c'est stupide et inutile que d'étaler ma vie sur quelque pages web...
Tu me vois sourire ? Ne crois pas que je suis vraiment heureuse, en réalité, je ne le suis pas vraiment. Je suis heureuse mais sans plus. Au fond, j'ai assez pour être heureuse : je vis dans un cocon familial, j'ai de quoi manger à ma faim, j'ai un toit sous lequel dormir tranquille, j'ai des amis, peu nombreux, mais des amis sur qui je peux compter. Oui, j'en ai assez pour être heureuse, mais il y a toujours quelque chose en moi comme un vide, un quelque chose qui fait que je n'arrive pas à être exactement heureuse, satisfaite...
Peut-être qu'un jour j'arriverais à m'accepter complètement telle que je suis et savoir être plus forte que la connerie de certains...Peut-être que je suis idiote aussi qui sais, mais je suis simplement humaine...
Tu me vois pleurer ? Peut-être que c'est juste un de ces moments pendant lesquels je sens ce vide être plus profond en moi, comme si je me sentais engloutie par un néant inconnu et effrayant. Mais quel peut-être ce vide ?
Une peur ? Celle de l'éternité qui s'écoule inlassablement et qui m'entraine vers ma fin sans que je puisse prendre vraiment part au temps qu'il m'est donné de vivre, ce temps qui passe toujours trop vite...
Une crainte ? Celle de croire le futur sans vrais bonheur, celle de ne jamais avoir à mes cotés une personne digne de confiance, cette personne qui vaut la peine que je me donne tout les maux du monde pour le rendre heureux, la crainte de ne jamais réaliser un seul de mes rêves les plus chers, celle de ne pas avoir une vie banale : vivre et faire de ma vie le berceau d'une autre...
De l'indignation ? Celle qui me prend quand je réalise qu'il faut que j'abandonne certains rêves impossibles... Ce vide qui me ronge par moment, n'est-il donc que la peur de ma propre existence face au temps ?
La vie, le temps, la mort, tout ce qui m'obsède depuis que j'ai une raison...
En fait je vais bien merci, j'ai juste peur de ne pas sortir vivante de ce drôle de combat qu'est la vie.
Heureuse comme une européenne, c'est à dire, comme un oiseau en cage...